Dans la logistique internationale, une erreur documentaire peut coûter très cher : blocage en douane, retard de livraison, amende, voire perte de la marchandise. Que vous importiez ou exportiez par voie maritime, aérienne ou terrestre, vous devez absolument maîtriser les documents essentiels.
Voici un guide complet par DocShipper pour tout comprendre et tout anticiper.
Les 11 documents de base à connaître absolument
1. Facture proforma
La facture proforma est le premier document formel émis dans le cadre d’une opération d’exportation. Il ne s’agit pas d’une facture engageante sur le plan comptable, mais plutôt d’un devis international structuré.
Elle permet à l’acheteur d’initier les procédures nécessaires : ouverture d’une lettre de crédit, demande de licence d’importation, obtention de devises étrangères, etc. La facture proforma doit comporter tous les éléments d’une transaction : description détaillée des produits, quantités, prix unitaires, Incoterms, conditions de paiement, modalités de livraison, devises utilisées, ainsi que la date d’expiration de l’offre. Elle joue un rôle fondamental dans la planification logistique, financière et réglementaire du côté importateur.
2. Facture commerciale
La facture commerciale est l’un des documents les plus critiques de toute opération de commerce international. C’est un document juridiquement engageant qui formalise la vente entre un exportateur et un importateur.
Elle est exigée par les douanes pour calculer les droits et taxes à l’importation, et souvent par les banques dans le cadre de règlements via lettre de crédit ou encaissement documentaire. Elle doit inclure des informations précises : identité des parties, description des marchandises, code SH (système harmonisé), valeur FOB/CIF selon l’Incoterm choisi, conditions de paiement, banque du bénéficiaire, numéro de commande, etc. Une erreur ou une omission peut entraîner un blocage douanier ou un refus de paiement bancaire.
Astuce DocShipper
Lors d’un paiement par lettre de crédit, la moindre erreur sur la facture commerciale (même une virgule ou une abréviation incorrecte) peut entraîner un refus de paiement. Faites toujours relire vos documents par un expert.
3. Liste de colisage (Packing list)
La packing list est complémentaire à la facture commerciale. Elle n’a pas de valeur comptable mais sert à décrire le contenu physique de l’expédition. Chaque colis ou palette y est listé avec ses dimensions, son poids brut/net, ses marquages et son contenu.
Ce document est indispensable pour le transitaire afin de préparer les connaissements, pour les douanes qui peuvent s’en servir lors de contrôles physiques, et pour l’assurance en cas de perte ou d’avarie. Une packing list bien faite facilite la traçabilité des colis, surtout en cas d’envois groupés ou de fret consolidé (LCL).
4. Certificat d’origine (CO)
Le certificat d’origine atteste du pays de fabrication ou de transformation substantielle de la marchandise. Il est exigé par de nombreuses douanes pour appliquer des droits préférentiels (dans le cadre d’accords commerciaux bilatéraux ou multilatéraux) ou simplement pour vérifier la provenance d’un produit. Le CO peut être générique ou spécifique à un accord (ex : EUR.1, ATR, FORM A…).
Il est généralement émis et certifié par une chambre de commerce, en version papier ou électronique. L’absence de ce document peut entraîner des surcoûts douaniers ou le refus de l’entrée de la marchandise.
Bon à savoir
La packing list est souvent exigée par l’assurance transport pour évaluer les dommages. Sans elle, une indemnisation peut être fortement compromise en cas de litige.
5. Certificat de vente libre
Le certificat de vente libre (ou certificat à l’exportation) est requis pour exporter certains produits réglementés tels que les cosmétiques, compléments alimentaires, dispositifs médicaux ou produits agroalimentaires.
Il prouve que le produit est librement commercialisé dans le pays d’origine, et donc conforme aux exigences sanitaires locales. Ce document est souvent exigé par les autorités sanitaires ou les douanes du pays de destination. Il est généralement délivré par une autorité compétente (ministère de la santé, agence sanitaire, etc.).
6. Lettre d’instructions à l’expéditeur (SLI)
La SLI est un document opérationnel crucial qui donne au transitaire mandat pour organiser le transport international. Elle précise les modalités d’expédition souhaitées par l’exportateur : type de fret, Incoterm, lieu d’enlèvement et de livraison, informations sur l’emballage, déclaration douanière (y compris via AES – Automated Export System).
Elle peut également inclure une procuration autorisant le transitaire à agir au nom de l’expéditeur. En cas d’erreur ou d’omission, la responsabilité du transitaire pourrait être dégagée, ce qui rend ce document juridiquement important.
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7. Lettre de transport aérien (AWB)
L’Air Waybill (AWB) est le document de transport pour le fret aérien. Il est émis par la compagnie aérienne ou son agent (le transitaire). Ce document non négociable sert de contrat de transport, preuve de remise des marchandises, et reçu de livraison.
Il contient les informations sur l’expéditeur, le destinataire, la nature des marchandises, le poids, l’aéroport d’origine et de destination, et les conditions de transport. Contrairement au connaissement maritime, il ne représente pas un titre de propriété, mais reste essentiel pour le suivi et la responsabilité du fret.
8. Connaissement maritime (Bill of Lading – B/L)
Le connaissement maritime est le document fondamental du transport par mer. Il combine trois fonctions : contrat de transport entre l’expéditeur et la compagnie maritime, accusé de réception des marchandises à bord, et titre de propriété négociable des marchandises.
Il peut être nominatif (Straight B/L) ou à ordre (Negotiable B/L), dans ce dernier cas il peut être transmis ou négocié à travers le système bancaire (notamment via une lettre de crédit). Sans original du B/L, la marchandise ne peut pas être récupérée au port d’arrivée. Ce document est également crucial pour gérer les litiges en cas de dommage ou perte en mer.
9. Connaissement terrestre (CMR)
Le CMR est utilisé dans les transports routiers internationaux, notamment en Europe et en Eurasie. Établi selon la convention CMR (1956), ce document encadre la responsabilité du transporteur routier et sert de preuve du contrat de transport.
Il mentionne les coordonnées du donneur d’ordre, du transporteur et du destinataire, la nature des marchandises, les quantités, le poids, le lieu de chargement et de livraison. Le CMR est indispensable en cas de litige, de sinistre ou de contrôle routier.
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10. Formulaire de marchandises dangereuses
Le transport de marchandises classées comme dangereuses (DG) nécessite des documents spécifiques. Le formulaire IATA (par voie aérienne) ou IMO (par voie maritime) précise la nature exacte du danger, les consignes de sécurité, les étiquetages et les conditions de transport. Ce document doit être rempli par un personnel certifié (formation réglementée). Une erreur peut entraîner des risques graves pour la sécurité du transport ou des sanctions réglementaires.
11. Traite bancaire (encaissement documentaire)
La traite bancaire est un instrument financier par lequel le vendeur demande à la banque de l’acheteur de payer une somme à une date donnée. Lorsqu’elle est combinée à un encaissement documentaire, la remise des documents d’expédition (facture, B/L, CO, etc.) se fait contre paiement ou acceptation. C’est une méthode sécurisée de paiement international, moins contraignante qu’une lettre de crédit, mais nécessitant rigueur documentaire.
Documents additionnels à prévoir selon les cas
11. Certificat d’assurance
Le certificat d’assurance prouve que la cargaison est couverte en cas de sinistre, de perte ou de dommage. Il est exigé notamment lorsque l’Incoterm implique une obligation d’assurance pour le vendeur (ex. : CIF ou CIP). Il est également parfois réclamé par la douane ou l’acheteur pour vérifier que le fret est protégé durant son acheminement. Ce certificat doit spécifier la couverture, la valeur assurée, les risques couverts et le nom du bénéficiaire.
12. Fiche technique produit
Document essentiel pour les produits techniques, électroniques, industriels ou textiles, la fiche technique permet de détailler les spécifications du produit : composition, dimensions, tolérances, standards applicables, conditions d’utilisation, etc. Elle peut être requise par l’acheteur, les autorités douanières ou pour la certification d’un produit.
Conseil DocShipper
Chaque pays, chaque produit, chaque incoterm implique des documents spécifiques. Ce guide est une base, mais nos experts vous diront exactement ce qu’il faut dans votre cas.
14. Certificat de conformité (COC)
Le COC atteste que le produit respecte les normes réglementaires du pays importateur. Certains pays exigent ce document avant expédition pour autoriser l’entrée des marchandises (ex. : SONCAP au Nigéria, PVOC au Kenya, SABER en Arabie Saoudite). Il est souvent délivré par un organisme tiers agréé après inspection ou test en laboratoire.
15. Fiche de données de sécurité (FDS / MSDS)
Obligatoire pour les produits chimiques ou contenant des substances à risques, la FDS recense les dangers liés au produit, les conditions de stockage, les équipements de protection, les procédures d’urgence, etc. Elle est essentielle pour le transport, l’assurance et la conformité aux réglementations internationales (REACH, GHS, etc.).
16. Certificat phytosanitaire
Nécessaire pour les expéditions de produits agricoles, végétaux ou boisés, le certificat phytosanitaire est délivré par les autorités sanitaires du pays d’origine. Il atteste que les produits sont exempts de parasites ou maladies pouvant nuire à l’environnement du pays de destination.
17. Licence d’importation / d’exportation
Certains produits stratégiques, réglementés ou sensibles nécessitent une autorisation préalable d’importation ou d’exportation (produits militaires, médicaments, logiciels de cryptographie, etc.). L’absence de licence peut entraîner un blocage immédiat aux frontières.
18. Lettre de crédit (L/C)
Instrument de paiement sécurisé utilisé dans les transactions internationales, la lettre de crédit est un engagement irrévocable de paiement émis par la banque de l’acheteur au profit du vendeur. Elle exige une présentation rigoureuse de documents conformes pour être honorée.
19. Bon de livraison (Delivery note / POD)
Document remis au destinataire lors de la livraison et signé pour attester la réception conforme des marchandises. Il peut servir de preuve en cas de litige ou pour déclencher la facturation.
20. Preuve de paiement (Swift / TT copy)
Un justificatif de virement bancaire peut être demandé pour libérer une cargaison ou en complément d’un encaissement documentaire. Il confirme que le paiement a bien été effectué selon les modalités convenues.
En résumé : la rigueur documentaire au cœur de l’approche DocShipper
Dans un univers logistique où le moindre document peut faire la différence entre une opération fluide et un blocage coûteux, DocShipper fait de la maîtrise de la liasse documentaire une priorité absolue. Nos équipes vérifient, préparent et transmettent chaque pièce avec précision, en tenant compte des exigences douanières, bancaires et réglementaires de chaque pays.
Notre mission ? Anticiper chaque friction potentielle pour garantir à nos clients une exécution sans accroc, de la source à la destination finale.
FAQ : Documents à fournir à l’export/import
Pour une expédition maritime, les documents minimum exigés sont : la facture commerciale, la packing list, le connaissement maritime (B/L) et le certificat d’origine. Selon la nature des produits et le pays de destination, d’autres documents peuvent être requis, tels que le certificat d’assurance, le certificat de conformité ou la FDS.
La facture proforma est un devis international non contraignant utilisé pour initier une transaction. Elle sert à demander des licences, des lettres de crédit ou à planifier un budget. La facture commerciale, en revanche, est un document juridique engageant qui sert de base à la déclaration en douane et au paiement des droits.
Cela dépend des accords entre les parties et de l’Incoterm utilisé. Cependant, lorsqu’un transitaire comme DocShipper est impliqué, la gestion documentaire est généralement prise en charge de bout en bout, y compris la vérification de conformité, la préparation et la transmission des pièces aux bons interlocuteurs.
Oui. C’est d’ailleurs l’un des principaux avantages à faire appel à un prestataire comme DocShipper. Cela évite les erreurs coûteuses, les blocages en douane et garantit une fluidité dans le traitement des opérations à l’international.
Les conséquences peuvent être graves : blocage de la marchandise, amendes douanières, refus de paiement bancaire, retards de livraison, voire litiges juridiques. Une bonne maîtrise des documents réduit fortement ces risques.
La meilleure approche est de consulter un expert ou un transitaire comme DocShipper qui pourra vérifier les exigences du pays de destination, selon le type de produit, sa classification douanière (code SH) et les accords commerciaux existants.
Pas nécessairement, mais l’anglais reste la langue standard en logistique internationale. Certains pays exigent des traductions certifiées. DocShipper propose un service de traduction et de validation documentaire multilingue.